Hier, pour la première fois depuis que je suis dans mon entreprise actuelle, je me suis entendu faire une réponse à mon patron que j'aurai mal avalée en tant que responsable hiérarchique.
Replaçons le contexte, on viens juste de me demander de dépatouiller un problème avec un fournisseur qui ne nous a pas livré dans les délais annoncés. Il faut donc trouver urgemment une solution pour régler le problème. Jusque là, tout est normal. Je fais donc le point avec la responsable du planning pour bien identifier les manquants et gérer les priorités. Dans le même temps, mon patron déboule et demande (aboie) où en est le problème et quand est ce qu'il sera réglé.
Et là, d'un coup, je me suis entendu lui dire "Ecoutez, je suis pas Jésus, je marche pas encore sur l'eau, on vient de m'avertir, quand ce sera réglé je vous préviendrais". Et je suis repartis sur ce que je faisais sans m'occuper de lui. Il a tourné les talons et n'a pas mouché.
Ce n'est que plus tard, une fois le problème réglé, que je me suis rendu compte que je l'avais boulé proprement. Depuis il n'est pas revenu sur le sujet, à suivre donc. Connaissant (un peu) le loulou je crois bien qu'il me réservera un chien de sa chienne un de ses 4. To be continued.
Mes remarques, commentaires et vécus comme cadre dans l'industrie. Il paraît que l'industrie ne va pas bien en France, mais ses acteurs vont comment eux ?
jeudi 30 avril 2015
mardi 24 mars 2015
De l'encombrement du bureau de l'informaticien
Avoir sur mon bureau, pour configuration, installation et mise en route :
- 1 smartphone
- 1 tablette
- 1 station de travail
Si on rajoute mon propre équipement, à savoir un smartphone et un pc çà commence à être le bazar.
Le tout résidant dans le bon choix de souris, clavier, id utilisateur, mot de passe...
Je vous passe la photo, on voit plus le plateau du bureau en fait.
- 1 smartphone
- 1 tablette
- 1 station de travail
Si on rajoute mon propre équipement, à savoir un smartphone et un pc çà commence à être le bazar.
Le tout résidant dans le bon choix de souris, clavier, id utilisateur, mot de passe...
Je vous passe la photo, on voit plus le plateau du bureau en fait.
samedi 21 mars 2015
Afpr, pôle emploi et des solutions
Je vais provoquer : Pôle Emploi m'a aidé à trouver un travail. Et oui, c'est possible (enfin presque). Je vais vous expliquer pourquoi, et aussi en quoi pôle emploi favorise la précarité.
Imaginez un instant, vous êtes un employeur, vous cherchez un ou une collaborateur (trice) pour intégrer votre entreprise. Vous commencez par cerner votre besoin, vous faites votre annonce, vous la diffusez sur les sites internet qui vont bien et ensuite vous faites votre sélection (ou votre marché). Compte tenu de la situation actuelle de l'emploi, vous imaginez bien que vous allez avoir dans le lot quelques demandeurs d'emploi. Et là, si vous vous débrouillez bien et qu'il y a dans ces chômeurs un profil intéressant vous pouvez lui faire bénéficier de l'AFPR. Kezaco coco ? L'AFPR, ou allocation de formation préalable au recrutement vous permet de bénéficier du travail d'un chômeur pendant une durée maximale de 2 mois GRATUITEMENT, le chômeur continue à être indemnisé par PE. C'est pas beau tout çà ? Et la contrepartie me direz vous ? Uniquement de fournir un plan de formation pour le salarié (facile à bidonner soit dit en passant) et de lui faire signer un CDD de 6 mois à la suite (par contre pas de CDI, c'est interdit). Et cerise sur le gâteau, à la signature du CDD l'entreprise reçoit une prime de la part de PE (une indemnité pour les heures de formation).
C'est quand même très fort. A la place de l'employeur il faudrait être bête de ne pas en profiter. Par contre, côté salarié il y a 2 problèmes :
* pendant 2 mois on est indemnisé par PE et ce n'est pas forcément le salaire que l'on a négocié. C'est quand même couillon, parce que pendant ce temps là on fournit le même travail, même s'il est indéniable qu'on est moins productif au démarrage d'un nouveau boulot.
* on se retrouve forcément en CDD pour le début de la mission (alors que dans mon cas, j'ai une promesse d'embauche en CDI...). Après, qu'on entende des statistiques qui donnent plus de 80% des contrats qui sont signés en CDD, je comprends mieux.
Donc oui, pôle emploi m'a aidé à trouver un nouveau job puisque ce système a favorisé mon embauche (à compétence égale avec un concurrent qui ne serait pas demandeur d'emploi), mais ce système m'a coûté deux mois d'ancienneté (pour les congés ce n'est pas neutre) et pas loin de 1300 € net. Certains diront que c'est le prix à payer pour retourner sur le marché du travail.
vendredi 20 mars 2015
Qu'est ce qui pousse à en faire (de trop) au boulot ?
Voila typiquement une question que je ne m'étais pas posé, c'était plutôt l'inverse que j'avais eu tendance de constater. Et là, dans la boite où je bosse depuis novembre je suis face au phénomène inverse. Tous les personnels (toutes catégories confondues) commencent avant l'heure et finissent après l'heure.
Qu'est ce qui peut bien pousser ces salariés (je ne parle pas des actionnaires) à donner de leur temps ?
Dans le cas présent je pense qu'il n'y a pas une réponse mais plutôt un ensemble de faits.
Tout d'abord nous sommes en plein centre Bretagne, l'employeur de même taille le plus proche doit être à une bonne vingtaine de kilomètres. Du coup, cela réduit mécaniquement les envies d'aller voir ailleurs (et cela se confirme à la vue de l'ancienneté moyenne dans l'entreprise). Et cela se transmet entre génération puisque nous intégrons les enfants de salariés à la sortie de l'école (rarement vue un taux de consanguinité aussi important dans une entreprise, entre couples, enfants, belle famille, ... c'est plus une réunion de famille qu'une entreprise des fois).
Nous sommes dans une entreprise familiale, fondée par une fratrie de 5 et pilotée par ses mêmes personnes depuis plus de 30 ans (même si un processus de cession à un investisseur à eu lieu depuis 2 ans maintenant). Une forme d'ambiance familiale s'est crée dans cette entreprise, les gens s'y sentent bien (ou pas mais partent dans ce cas) et donnent de leur temps à l'image de l'équipe de dirigeants.
Cette même équipe n'a jamais lésiné sur les salaires et les primes. Les augmentations de salaires ont toujours été effectuées de façon mécanique et plus importantes que le coût de la vie.
En conclusion, si vous voulez du personnel impliqué et quasi corvéable à merci, il faut :
* être dans un bassin d'emplois désert de concurrence,
* avoir une équipe dirigeante qui montre l'exemple,
* impliquer ses collaborateurs avec des salaires intéressants (pour le secteur géographique et les métiers concernés),
* les prendre dès la sortie de l'école et les garder,
* intégrer avec parcimonie et prudence des salariés qui auraient connus d'autres entreprises.
Par contre, si l'équilibre fragile se brise (admettons que le changement de direction en cours ne soit pas sur le même modèle) je ne donne pas chère de la motivation future.
A suivre donc.
mercredi 18 mars 2015
De la solitude du responsable informatique (ou bien soliloque de l'informaticien)
Depuis que j'ai quitté (sans regret ni remord) pôle emploi et que je me suis retrouvé au travail, me voilà affublé d'une double casquette dont celle de responsable informatique (enfin plutôt des emmerdes liées aux utilisations de l'informatique).
Et là, je comprends mieux les énervements, agacements, .... de mes anciens collègues DSI, informaticiens. La bêtise des utilisateurs est tout de même patente. Et moi qui pensait que la boutade du type "le principal problème en informatique réside dans l'interface chaise clavier" était exagérée. Et bien non, elle peut (parfois voir souvent) être justifiée.
Exemple du jour : un utilisateur distant me téléphone pour des problèmes de réseau et notamment d'impression (sur une imprimante réseau). Il y avait eu des soucis avec le réseau le jour précédent (adresses IP) donc je prends le problème au sérieux. Je me connecte au poste en prenant la main à distance (donc il a du réseau le garçon), je cherche le pourquoi du comment sans trouver de bonne raison. Je me connecte donc à l'imprimante concernée qui me réponds qu'elle n'a plus de papier !!!
Comment perdre son temps sur des soucis aussi simple. C'est caricatural mais vrai.
Et là, je comprends mieux les énervements, agacements, .... de mes anciens collègues DSI, informaticiens. La bêtise des utilisateurs est tout de même patente. Et moi qui pensait que la boutade du type "le principal problème en informatique réside dans l'interface chaise clavier" était exagérée. Et bien non, elle peut (parfois voir souvent) être justifiée.
Exemple du jour : un utilisateur distant me téléphone pour des problèmes de réseau et notamment d'impression (sur une imprimante réseau). Il y avait eu des soucis avec le réseau le jour précédent (adresses IP) donc je prends le problème au sérieux. Je me connecte au poste en prenant la main à distance (donc il a du réseau le garçon), je cherche le pourquoi du comment sans trouver de bonne raison. Je me connecte donc à l'imprimante concernée qui me réponds qu'elle n'a plus de papier !!!
Comment perdre son temps sur des soucis aussi simple. C'est caricatural mais vrai.
mercredi 8 octobre 2014
#360possibles à Rennes la semaine dernière (suite)
Un petit compte rendu rapide d'une autre conférence que j'ai suivi à Rennes la semaine dernière lors des 360 possibles.
Deuxième
conférence : Anticiper
et adapter sa stratégie à la nouvelle donne économique - Hervé
Daniel, CREATIV, directeur CEEI Creativ
En
filigrane, le message passé lors de cette conférence est qu'à
contrario du message ambiant, il est possible d'anticiper certaines
choses :
- le vieillissement par exemple. On sait que l'on aura un pic des + de 80 ans en 2026 (arrivée des baby boomers à ce stade, qui est celui, statistique, de la dépendance)
- l'infusion d'une nouvelle technologie entre la paillasse (labo) et le grand public => 10 à 12 ans (à ce sujet, une étude est effectuée tous les 5 ans à ce sujet – dernier en date : Technologies clés 2015 - mars 2011 http://www.entreprises.gouv.fr/politique-et-enjeux/technologies-cles-2015-mars-2011)
- il y aura la même différence entre maintenant et dans 5 ans qu'entre maintenant et il y a 5 ans
La
résistance au changement = principal frein de l'innovation
Les
matières premières et énergies vont continuer à augmenter, il y a
un marché pour les innovations sur les économies d'énergies.
Nous
sommes passé d'un achat de produit à un achats de l'usage
Une
rupture (dans le business model, dans la stratégie, dans le
produit....) doit être considérée comme une opportunité.
Il
faut mettre en place des rites et des rythmes (dans son organisation)
pour la prise de recul et la réflexion
Anticiper,
c'est être humble. L'information est différente de la connaissance.
Une connaissance, c'est une information mise en perspective.
Le
marché européen et US est un marché de renouvellement (ou à somme
nulle).
Les
alliances (entre entreprises) peuvent être des solutions
facilitatrices et rapides pour mettre en place des innovations.
mardi 7 octobre 2014
Une conférence de Tim HURSON
360possibles (Rennes le 02/10/2014)
Organisation
: BDI (Bretagne Développement Innovation) : http://www.bdi.fr/
Je
passe rapidement l'introduction politique de Pierrick MASSIEU et
consorts autour de l'importance de l'innovation en Bretagne.
Je
note un point intéressant néanmoins, il semblerait que la
résilience des entreprises soit plus importante dans les entreprises
qui ont une politique salariale non modérée et qui prône dans le
même temps un véritable dialogue social.
Conférence
d'ouverture : Tim HURSON (son wiki :
http://en.wikipedia.org/wiki/Tim_Hurson)
Pour
présenter rapidement le garçon, c'est un prêcheur du design
thinking, ou bien d'une technique de résolution de problèmes.
Quelques
idées de base à son argumentaire :
- camper sur ses positions est une bonne idée si l'on préfère la cohérence à l'intelligence.
- La créativité est une échappatoire structurée.
- La progression est toujours possible.
7
règles pratiques pour plus d'idées, plus innovantes et plus souvent
:
- Soyez attentifs (les idées ne viennent pas forcément aux moments attendus ou bien au travail => statistiquement c'est plutôt au lit ou sous la douche plutôt qu'en salle de réunion).
- Prenez des notes (l'encre la plus pâle vaut mieux que la meilleure mémoire)
- Posez des questions (qui soulèvent des problèmes)
- Visez le 3ième tiers (dans un brainstorming les premières idées sont les plus simples ou simplistes, il faut essayer d'aller au plus profond)
- Laissez reposer (les idées)
- Listez et sélectionner (les idées – Générer des idées et les juger en même temps, c'est comme conduire en accélérant et en freinant dans le même temps)
- Approfondissez votre pensée (différent de la pensée binaire)
Tout
cela n'est possible qu'avec une attitude globale d'ouverture.
En
conclusion, qu'est ce qui est impossible ? Ce qui n'a pas été déjà
fait.
IMPOSSIBLE
IS WHERE YOU START.
Un
résumé de la conférence effectué par un facilitateur graphique :
Le
profil twitter du dessinateur : https://twitter.com/nico_gros
Comment
résumer en dessins, schémas, mots clés une conférence, un
discours ?
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