Cas d'école cette semaine lors d'un processus de recrutement.
En Novembre de l'année dernière je vois passer une annonce pour un poste qui me corresponds et me rapprocherais de chez moi. Direct, je postule. Quelques jours plus tard, le cabinet de recrutement me téléphone, nous discutons longuement de mon profil, de mon parcours et de mes envies. Nous convenons donc d'un entretien en face à face pour avancer.
Je me retrouve donc début Décembre dans les bureaux du cabinet de recrutement pour discuter de mon parcours, ... Entretien qui se passe bien, avec la quasi certitude de voir mon profil proposé à l'entreprise recruteuse.
Fin décembre, rendez vous est pris pour rencontrer le recruteur tout début janvier. Les choses avancent à leur rythme je suis. Tout début janvier donc, je rencontre 2 personnes (RH et Direction) de la société pour recommencer à expliquer parcours, ... Le courant passe relativement bien, je me donne 1 chance sur 2 de continuer le processus expliqué par le recruteur, la dernière étape c'est un entretien avec le chef de service.
Et là, il y a une semaine, on me rappelle pour avoir mes disponibilités pour le dernier entretien. On se rapproche du bout !
Et patatras, 24h plus tard, le recrutement est mis en stand bye pour une raison assez étonnante, un salarié a effectué une candidature en interne et ils veulent l'étudier...
Ok là il faut m'expliquer comment on peut avoir fait perdre du temps à tout le monde si, en amont, les recruteurs n'ont pas pris ce temps nécessaire de communiquer en interne pour recenser les candidatures internes?
Parce que là, sur une période de 2 mois tout le monde à mangé pas mal de temps sur le dossier (sans parler uniquement de ma petite personne). Pour, au final, tout mettre en stand bye.
Je rage (rapport au temps perdu), et j'aimerais comprendre comment on peut en arriver là.
Mes remarques, commentaires et vécus comme cadre dans l'industrie. Il paraît que l'industrie ne va pas bien en France, mais ses acteurs vont comment eux ?
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samedi 3 février 2018
samedi 29 octobre 2016
Aller au bout de l'usure professionnelle ?
Le burnout, je connais un peu, j'y suis passé tout prêt en 2012 avant de me faire licencier (économique). Ma chance, cette fois là, c'est que j'ai consulté mon médecin pour une grosse crève et qu'elle a gratté un peu plus que le symptôme. Il faut dire qu'avec la tension que j'avais, je n'étais pas très très loin de m'effondrer dans son cabinet. De fil en aiguille, elle a tiré sur les fils de la pelote et je suis ressortis de son cabinet avec 2 semaines d'arrêt de travail et interdiction de reprendre sans son avis préalable. Premier arrêt de travail que je prenais depuis 16 ans, tant qu'à faire on ne fais pas les choses à moitié. Avant la fin de cet arrêt, je suis allé voir mon employeur (avant le médecin) pour voir comment une reprise pouvait s'envisager. C'est là que j'ai appris que je ferais partie de la charrette des licenciés économiques à venir dans les 2 mois. Deuxième arrêt de 15 jours pour finir de se remettre et ensuite grosse baisse de pression au boulot pour moi à la reprise.
Pourquoi ce retour en arrière ? Parce que depuis 4 ans je pense avoir bien compris comment je fonctionne et comment je pourrais arriver à tomber dans le pièce du surmenage. Donc, je dirais que la période actuelle que je traverse est plus liée à de la lassitude.
Pourquoi cette lassitude alors ?
- J'en ai assez de ne remplir mes semaines de jours ouvrables que par le travail. Quand on se lève à 5h00 pour ne rentrer ensuite chez soi que vers 19h/19h30, il est indéniable que la vie familiale n'est pas au plein.
- Est ce que je dois faire un choix entre ma "carrière" et ma famille ?
- Est ce que je dois attendre d'avoir 50 / 55 ans et de voir mes enfants partir de la maison et de me rendre compte que j'ai raté un paquet d'évènements ?
- Une difficulté grandissante à travailler avec (ou pour) un patron qui à le charisme d'une huitre et la perspicacité en relations humaines d'un droïde de combat (quand le "moi je" du patron est plus récurent que le "nous" c'est mauvais).
- Une vie sociale hors travail, famille qui se réduit à peau de chagrin. Compliqué d'aller boire un verre avec les copains quand à 22h on a le coup de barre (horaire pouvant s'avancer en fonction du nombre de bières).
- L'impression que le salaire obtenu fonds comme neige au soleil et ne sers vraiment à se faire plaisir qu'à de très rares occasions.
Il y a là un cercle vicieux qui pourrait conduire à l'épuisement physique et professionnel, je ne veux pas en arriver là.
C'est quoi le déclic ?
Je regardais hier soir le film "L'outsider", basé sur l'histoire de Jérôme Kerviel. Il est assez impressionnant de se rendre compte comment un salarié lambda qui a vraiment envie de se donner à fond dans son boulot peut aller au bout de lui-même et ne plus se rendre compte des réalités et de son environnement. Et dans ce cas là, on ne peut pas compter sur son employeur pour t'alerter, seul ton entourage proche (à condition de l'écouter) peut allumer des signaux de détresse.
Fameux entourage qui me dit depuis quelques temps maintenant que j'ai l'air fatigué alors que les vacances ne sont terminées que depuis quelques semaines tout de même.
Comment on s'en sort ?
Si j'avais une réponse toute faite, je l'aurais déjà utilisée. Prendre le temps de se poser et de se poser les bonnes questions sur ce qui important POUR SOI me semble être le départ.
Je vais donc prendre une bonne résolution avant le réveillon, je vais me poser et je vais tout mettre à plat.
On en reparle.
Pourquoi ce retour en arrière ? Parce que depuis 4 ans je pense avoir bien compris comment je fonctionne et comment je pourrais arriver à tomber dans le pièce du surmenage. Donc, je dirais que la période actuelle que je traverse est plus liée à de la lassitude.
Pourquoi cette lassitude alors ?
- J'en ai assez de ne remplir mes semaines de jours ouvrables que par le travail. Quand on se lève à 5h00 pour ne rentrer ensuite chez soi que vers 19h/19h30, il est indéniable que la vie familiale n'est pas au plein.
- Est ce que je dois faire un choix entre ma "carrière" et ma famille ?
- Est ce que je dois attendre d'avoir 50 / 55 ans et de voir mes enfants partir de la maison et de me rendre compte que j'ai raté un paquet d'évènements ?
- Une difficulté grandissante à travailler avec (ou pour) un patron qui à le charisme d'une huitre et la perspicacité en relations humaines d'un droïde de combat (quand le "moi je" du patron est plus récurent que le "nous" c'est mauvais).
- Une vie sociale hors travail, famille qui se réduit à peau de chagrin. Compliqué d'aller boire un verre avec les copains quand à 22h on a le coup de barre (horaire pouvant s'avancer en fonction du nombre de bières).
- L'impression que le salaire obtenu fonds comme neige au soleil et ne sers vraiment à se faire plaisir qu'à de très rares occasions.
Il y a là un cercle vicieux qui pourrait conduire à l'épuisement physique et professionnel, je ne veux pas en arriver là.
C'est quoi le déclic ?
Je regardais hier soir le film "L'outsider", basé sur l'histoire de Jérôme Kerviel. Il est assez impressionnant de se rendre compte comment un salarié lambda qui a vraiment envie de se donner à fond dans son boulot peut aller au bout de lui-même et ne plus se rendre compte des réalités et de son environnement. Et dans ce cas là, on ne peut pas compter sur son employeur pour t'alerter, seul ton entourage proche (à condition de l'écouter) peut allumer des signaux de détresse.
Fameux entourage qui me dit depuis quelques temps maintenant que j'ai l'air fatigué alors que les vacances ne sont terminées que depuis quelques semaines tout de même.
Comment on s'en sort ?
Si j'avais une réponse toute faite, je l'aurais déjà utilisée. Prendre le temps de se poser et de se poser les bonnes questions sur ce qui important POUR SOI me semble être le départ.
Je vais donc prendre une bonne résolution avant le réveillon, je vais me poser et je vais tout mettre à plat.
On en reparle.
vendredi 18 mars 2016
Test de la abox de Athemium
Dans le cadre de mon boulot je suis amené à tester des produits, ici je suis amené à voir ce qu'une box "domotique" peut apporter à nos clients. Un gadget de plus ou vraiment une réponse à des besoins utilisateurs ?
Pour ce faire, je me suis donc équipé d'une abox complète avec sonde de température, prise connectée dans un premier temps. Au sein de l'entreprise nous avons aussi quelques volets roulants avec moteurs radio, la batterie de tests peut donc se lancer.
Ma conviction avant de démarrer le test : Il s'agit pour moi d'un produit qui typiquement crée le besoin. On est plus dans le produit "inutile" et donc totalement indispensable (mais pas que, je caricature vraiment). Nous sommes dans les débuts du déploiement grand public de ce type de produit, la cible clientèle est une niche.
Les conditions (selon moi) pour la réussite (commerciale) d'un objet tel que celui là :
- réussir à démontrer la vraie différence de ce type de produits avec la domotique classique (un monde de protocoles assez fermés et très technique).
- être le plus ouvert possible pour se démarquer des solutions proposées par les constructeurs de matériels (type somfy, delta dore par exemple).
- réussir à convaincre de la sécurité informatique autour de cette solution (quelles sont les garanties vis à vis d'une intrusion dans le système de contrôle de mon installation ?).
- proposer une solution économiquement intéressante et, à terme, pouvoir proposer des exemples concrets de ROI.
- espérer que le boom attendu sur la domotique des particuliers arrive enfin (annoncé en 2012 pour 2015 mais toujours attendu).
La présentation commerciale du produit :
Raccordée à une box internet, la box d'Athemium va offrir un contrôle distant, automatisé et intuitif des objets communicants de la maison ainsi que des capteurs ou autres automatismes déjà présents. Il sera ainsi possible de gérer l’ouverture de sa porte à distance, contrôler son chauffage ou sa lumière à partir d’un simple accès web, de sa TV ou encore d’un smartphone.
La société (Athemium) : constituée principalement d'anciens du monde Telecom (et basée à Lannion) c'est une jeune société que j'avais croisé en novembre 2015 à Batimat.
Mon ressentis :
- le produit est sobre, discret, c'est exactement ce que je lui demande.
- le branchement initial et la configuration de base (création compte, ...) sont des opérations simples, rapides et très intuitives. Pas besoin de compétences particulières pour s'en sortir.
- le paramétrage et la connexion des objets (le nœud). Tout se passe ici sur le site web de domus.
Il existe une multitude d'assistants pour rajouter les objets (ici une sonde de T°, une prise, deux volets et une météo). A l'instant T le système permet de raccorder 136 équipements différents (plutôt intéressant).
Pour les scénarios (quoi faire sur quel(s) équipement(s) en fonction d’événement(s) précis (météo, heures, température sur sonde, ....) c'est du même tonneau. Le site vous prends par la main et vous propose des scénarios prédéfinis :
Pour le coup, il faut admettre que le côté écoute des usages clients a été pris en compte. A partir de ces scénarios à configuration rapide on peut déjà faire énormément de choses. Ensuite, les plus aguerris pourront faire aussi des scénarios pilotables de façon autonomes.
Un petit "moins" sur la programmation des horaires de volets roulants : même avec un écran assez grand on pilote trop finement au niveau des heures et il est compliqué de bien voir ce que l'on fait (là pour le coup, pour des personnes d'un age certain cela peut être problématique).
Une fois les paramétrages effectués, on peut aussi utiliser l'application de Domus. Très simple, elle reprend les éléments du tableau de bord et permet donc de suivre les équipements et de les piloter.
Un petit plus :
- la possibilité de mettre une "balise" gps sur les mobiles connectés à l'application => j'arrive à proximité de chez moi, cela déclenche une ou des actions particulières (lumière, musique, ....).
En conclusion :
- Un bon produit, une ouverture globale des protocoles de communications, des possibilités dont les limites sont liées à l'imagination et au budget disponible. J'ai un profil "early adopter" par contre, quelle sera la réaction des gens "réticents" à la technologie? J'espère un bel avenir au produit en tout cas.
- Je suis TRES loin d'avoir fait le tour du produit, je reviendrais peut être donner des retours complémentaires d'ici quelques jours / semaines.
mercredi 8 octobre 2014
#360possibles à Rennes la semaine dernière (suite)
Un petit compte rendu rapide d'une autre conférence que j'ai suivi à Rennes la semaine dernière lors des 360 possibles.
Deuxième
conférence : Anticiper
et adapter sa stratégie à la nouvelle donne économique - Hervé
Daniel, CREATIV, directeur CEEI Creativ
En
filigrane, le message passé lors de cette conférence est qu'à
contrario du message ambiant, il est possible d'anticiper certaines
choses :
- le vieillissement par exemple. On sait que l'on aura un pic des + de 80 ans en 2026 (arrivée des baby boomers à ce stade, qui est celui, statistique, de la dépendance)
- l'infusion d'une nouvelle technologie entre la paillasse (labo) et le grand public => 10 à 12 ans (à ce sujet, une étude est effectuée tous les 5 ans à ce sujet – dernier en date : Technologies clés 2015 - mars 2011 http://www.entreprises.gouv.fr/politique-et-enjeux/technologies-cles-2015-mars-2011)
- il y aura la même différence entre maintenant et dans 5 ans qu'entre maintenant et il y a 5 ans
La
résistance au changement = principal frein de l'innovation
Les
matières premières et énergies vont continuer à augmenter, il y a
un marché pour les innovations sur les économies d'énergies.
Nous
sommes passé d'un achat de produit à un achats de l'usage
Une
rupture (dans le business model, dans la stratégie, dans le
produit....) doit être considérée comme une opportunité.
Il
faut mettre en place des rites et des rythmes (dans son organisation)
pour la prise de recul et la réflexion
Anticiper,
c'est être humble. L'information est différente de la connaissance.
Une connaissance, c'est une information mise en perspective.
Le
marché européen et US est un marché de renouvellement (ou à somme
nulle).
Les
alliances (entre entreprises) peuvent être des solutions
facilitatrices et rapides pour mettre en place des innovations.
mardi 7 octobre 2014
Une conférence de Tim HURSON
360possibles (Rennes le 02/10/2014)
Organisation
: BDI (Bretagne Développement Innovation) : http://www.bdi.fr/
Je
passe rapidement l'introduction politique de Pierrick MASSIEU et
consorts autour de l'importance de l'innovation en Bretagne.
Je
note un point intéressant néanmoins, il semblerait que la
résilience des entreprises soit plus importante dans les entreprises
qui ont une politique salariale non modérée et qui prône dans le
même temps un véritable dialogue social.
Conférence
d'ouverture : Tim HURSON (son wiki :
http://en.wikipedia.org/wiki/Tim_Hurson)
Pour
présenter rapidement le garçon, c'est un prêcheur du design
thinking, ou bien d'une technique de résolution de problèmes.
Quelques
idées de base à son argumentaire :
- camper sur ses positions est une bonne idée si l'on préfère la cohérence à l'intelligence.
- La créativité est une échappatoire structurée.
- La progression est toujours possible.
7
règles pratiques pour plus d'idées, plus innovantes et plus souvent
:
- Soyez attentifs (les idées ne viennent pas forcément aux moments attendus ou bien au travail => statistiquement c'est plutôt au lit ou sous la douche plutôt qu'en salle de réunion).
- Prenez des notes (l'encre la plus pâle vaut mieux que la meilleure mémoire)
- Posez des questions (qui soulèvent des problèmes)
- Visez le 3ième tiers (dans un brainstorming les premières idées sont les plus simples ou simplistes, il faut essayer d'aller au plus profond)
- Laissez reposer (les idées)
- Listez et sélectionner (les idées – Générer des idées et les juger en même temps, c'est comme conduire en accélérant et en freinant dans le même temps)
- Approfondissez votre pensée (différent de la pensée binaire)
Tout
cela n'est possible qu'avec une attitude globale d'ouverture.
En
conclusion, qu'est ce qui est impossible ? Ce qui n'a pas été déjà
fait.
IMPOSSIBLE
IS WHERE YOU START.
Un
résumé de la conférence effectué par un facilitateur graphique :
Le
profil twitter du dessinateur : https://twitter.com/nico_gros
Comment
résumer en dessins, schémas, mots clés une conférence, un
discours ?
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